5-5

Mélito se mit à courir, au milieu de la confusion générale, des clients qui le bousculaient et des goules qui passaient, sans même un sifflement d'air, au-dessus de sa tête. Malgré la panique, ses idées restaient claires. Il avait son cristal protecteur, quelque part au fond de la poche de son pantalon. Mais les cristaux ne protégeaient que trois fois sur cinq ! Et la plupart de ces gens qui couraient dans les couloirs n'en possédaient même pas. Le seul endroit sûr, c'était près d'Hagnor. Il savait vaincre les goules, lui. Il saurait protéger tout le monde. On l'entendait crier ses incantations salutaires, en bas. Il fallait le rejoindre, le plus vite possible ! Mélito chercha des yeux les premières marches de l'escalier...
Mais soudain, à la lueur de sa bougie dont la cire brûlante commençait à lui couler sur les doigts, Mélito aperçut, dans une chambre désertée dont les portes béantes laissaient apercevoir l'intérieur, Nily, la fille de l'aubergiste, tombée à terre, et les reflets grisâtres des goules qui la cernaient de toutes parts...
Le calme relatif du garçon vola en éclats... Et il se précipita, tête baissée, sans réfléchir, dans la chambre, rattrapant tout juste la jeune fille qui s'évanouissait.
Les goules reculèrent, comme surprises, si tant était qu'elles puissent ressentir de la surprise, puis, s'avisant de la présence d'une nouvelle victime, fondirent sur Mélito.
Le cristal protecteur, vite ! Mélito plongea la main au fond de sa poche, sentit un objet dur au bout d'une chaîne, le sortit, le brandit en hurlant...
Ce fut alors que, surgi de nulle part, un éclair rouge jaillit d'entre les doigts de Mélito, surpassant toutes les lumières, effaçant toutes les ombres.
Les goules, tout à coup, se recroquevillèrent, se contorsionnèrent comme en proie à une souffrance atroce, et s'enfuirent, s'échappèrent vers les hauteurs, loin de ce petit humain et de son caillou rouge dont les rayons leur faisaient si mal...
Un instant, étourdi, ébahi, Mélito resta figé. La lumière écarlate décrût peu à peu, pendant que le tumulte et les cris dans l'auberge se calmaient pour se réduire à un murmure. Le garçon finit par baisser le bras. Ce n'était pas un cristal protecteur qu'il avait à la main. C'était le rubis trouvé avec la lettre de maître Nareliedh.
Mais ce n'était pas ce qui préoccupait le plus Mélito. Il sentait Nily, inconsciente, entre ses bras. Il s'agenouilla, posant délicatement le corps de la jeune fille à terre, et essaya de la réveiller. Elle finit par bouger, par ouvrir les yeux.
- Nily ? s'écria Mélito. Est-ce que ça va ?
Elle ne répondit pas. Elle se contentait de fixer des yeux, sans ciller, un point vague dans l'obscurité. Mélito connaissait trop bien ce regard...ces yeux pâles, vitreux, sans expression... C'était la première phase que traversaient les victimes des goules, une sorte d'état d'hébétude ; puis viendraient les crises, les cris, les larmes furieuses et effrénées, la folie...
Pour Nily, il n'y avait plus rien à faire.
Etrangement, cette pensée, au lieu de le remplir de désespoir, résonna avec une rage froide dans l'esprit de Mélito. Il serra contre lui le corps inerte de Nily, qui n'eut aucune réaction. Il était calme, résolu. Il referma les doigts sur le providentiel rubis offert par Nareliedh. Puisqu'il possédait un objet capable, il ne savait comment, de repousser les goules mieux que les cristaux protecteurs, alors il agirait. Les mots se formèrent très clairement dans son esprit, et il dit tout haut dans le noir :
- Sur tous les dieux de tous les pays, je le jure, je ferai tout ce que je peux pour ne plus revoir ça, pour que plus personne ne soit victime des goules ! Même si ça me prend toute ma vie, même si ce n'est pas grand-chose, tout ce qu'un enfant comme moi peut faire, je le ferai, sans hésiter.
Mais il n'y avait personne pour entendre ces mots ; que les ténèbres, et le silence.

# Posté le lundi 02 juin 2008 11:03

Modifié le dimanche 16 août 2009 08:12

6-1

6-1
Chapitre 6
La mission d'Hagnor


Assemblés pêle-mêle sur la grand-place, les habitants de Riem comptaient leurs victimes. Avec l'aube, le grand cristal protecteur s'était remis à émettre ses ondes répulsives, et les goules s'éloignaient peu à peu - mais jamais bien loin.
- Tous les cristaux fonctionnent par intermittence, tentait d'expliquer le Préfet à ses administrés emmitouflés dans des couvertures, pour se protéger de l'air matinal. Il a cessé de fonctionner une nuit, il fonctionne à nouveau aujourd'hui, c'est dans l'ordre des choses...
- Dans l'ordre des choses ? lui cria une vieille femme assise à même le sol, tandis qu'enflait parmi la foule une rumeur de colère et d'indignation. Et mon fils, sa folie, c'est l'ordre des choses peut-être ? Et ses deux enfants qui n'ont plus de père, c'est aussi dans l'ordre des choses ?
Des clameurs ulcérées éclatèrent de toutes parts, couvrant la voix du Préfet dès qu'il tentait d'ouvrir la bouche.
Au milieu de cette foule en colère, Hagnor, assis au pied même du grand cristal à côté de Mélito, tripotait le rubis qui avait sauvé ce dernier la veille.
- Tu me dis qu'une lumière rouge en est sortie ? demandait-il, en criant pour se faire entendre dans le bruit de la foule.
- Oui, elle a chassé les goules, puis s'est éteinte lentement, c'est tout ce que j'ai vu ! Vous savez ce que c'est ?
- Pardon ?
- Vous savez ce que c'est ?
- Pas vraiment, non ! Ca doit être une forme de cristal protecteur amélioré, ou quelque chose de ce genre ! C'est bien l'une des pierres précieuses que ton maître t'a laissées ?
Mélito hocha la tête.
- Je crois qu'il avait écrit qu'il les avait volées aux Mages, non ? poursuivit Hagnor. Alors ces pierres doivent être des talismans, des armes magiques forgées par les sorciers de Cheeberyo, tu vois ? Le rubis protège des goules !
- Et l'émeraude ? ajouta Mélito, toujours en criant.
- Ah ça, je ne sais pas, mon garçon ! Il faudrait retrouver ton maître pour lui poser la question !
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# Posté le mardi 10 juin 2008 11:21

Modifié le mardi 18 août 2009 12:33

6-2

6-2
Mais Hagnor se tut : Xam, qu'il avait envoyée interroger les villageois, était apparue de l'autre côté de la place, et leur faisait signe d'approcher. Ils la rejoignirent en se frayant un chemin à travers la foule.
- Pas d'trace de la Mage ou de qui qu'ce soit du genre, dit-elle. T'as personne qu'a vu une femme en rouge dans le coin.
- Alors nous n'avons plus rien à faire ici, déclara l'aventurier. Partir vers le nord était même une erreur. Yaël-Qin n'a pas pris cette direction. Il faut prendre une autre route, mais laquelle ?
- Il va falloir leur demander, dit l'épéiste.
- A qui ? demanda bruyamment Mélito.
- T'occupe pas des affaires des grands, rétorqua Xam.
- Avant toute chose, il faut partir d'ici, déclara Hagnor. Mélito, va récupérer les chevaux, nous nous en allons.
Le garçon obéit. Il rentra dans l'écurie de l'auberge le plus discrètement possible, sella les montures et sortit rapidement dans la rue avec les bêtes. Mais en passant sous les fenêtres de l'auberge, il entendit, assez déchirante pour qu'on la perçoive du dehors, une voix féminine qui criait. Nily. Elle devait commencer ses crises de folie... C'était ainsi que finissaient toutes les victimes des goules, dans les cris et les pleurs. Mélito baissa les yeux. Il n'avait rien pu faire pour elle. Il revoyait sans cesse dans sa tête le spectacle terrible de la jeune fille rousse s'effondrant dans ses bras... Et quand il l'avait portée, inanimée, à son père en larmes... Cette belle jeune fille avec ses cheveux d'or rouge et son charmant sourire... Nily ne sourirait plus jamais.
Non, Mélito n'avait rien pu faire. Mais il avait juré. S'il pouvait un jour sauver quelqu'un des goules, comme Hagnor, il le ferait. Il tiendrait son serment, coûte que coûte.
Hagnor et Xam avaient réussi à s'éloigner de la place, malgré la foule des villageois et leur reconnaissance presque envahissante. C'était que l'aventurier, avec ses incantations et ses techniques, avait protégé des goules beaucoup des occupants de l'auberge la veille. On l'assaillait donc de manifestations de gratitude ; les uns voulaient lui offrir des cadeaux, de l'argent, des bijoux ; d'autres rêvaient de le faire entrer dans leur famille ; de nombreuses femmes tentaient d'aguicher cet homme à la fois si courageux et si séduisant ; certains projetaient même de chasser l'ancien Préfet et d'installer leur sauveur à son poste. Mais Hagnor avait repoussé toutes ces offres, et s'était éloigné, poursuivi par des bandes d'enfants qui criaient et pleuraient pour le retenir. Quand Mélito le rejoignit, il enfourcha son cheval et sortit du village de Riem, sans se retourner.

# Posté le mardi 24 juin 2008 13:04

Modifié le mardi 18 août 2009 12:33

6-3

Ils ne chevauchèrent que quelques heures, vers le sud. Il devait être à peu près midi (on ne pouvait pas voir si le soleil était au zénith sous l'épaisse couverture nuageuse) quand Hagnor ordonna de faire halte, à l'orée d'un petit bois. De légers bruits d'eau, venant d'entre les arbres, se laissaient entendre.
- Nous allons manger et nous reposer, dit Hagnor. Il faut aussi choisir une direction à suivre.
- Ici, au milieu de nulle part ? s'étonna Mélito. Sans indice ni rien ? On va partir au hasard ?
- Ne t'inquiète pas, répondit le maître avec un sourire rassurant. Tu sais ce que tu vas faire ? Il doit y avoir un ruisseau dans ce bois, à ce que j'entends. Tu peux aller remplir nos gourdes, s'il-te-plaît ?
Xam fourra alors dans les bras du garçon cinq ou six récipients si grands, larges et lourds que Mélito faillit tout renverser aussitôt. Il tituba, rétablit l'équilibre de justesse, baissa les bras pour tenter de voir quelque chose par-dessus la pile de gourdes, qui même ainsi lui montait jusqu'au nez, et s'avança d'un pas incertain vers les arbres.
Il eut de la chance de ne pas heurter de racine ni de glisser sur des feuilles mortes, et parvint, comme par miracle, à atteindre un petit ruisseau. Il laissa tomber la demi-douzaine de gourdes à terre, puis se pencha sur l'eau pour les remplir. A cet endroit du bois, peu éloigné encore de la lisière, les arbres dépouillés laissaient voir le ciel blanchâtre. Mélito plongeait le troisième récipient dans l'eau, tout en se demandant comment il allait faire pour tous les ramener en un seul voyage quand ceux-ci seraient pleins, quand il vit passer dans le ciel, assez bas, quatre goules vaguement humanoïdes. Mélito fronça les sourcils : autant de ces créatures au même endroit, en plein désert ? Elles devaient avoir senti la présence d'êtres humains... Mais le maître saurait se défendre, et défendre Xam ; Mélito, lui, avait son rubis dans sa poche.
Mais les goules passèrent sans s'en prendre au garçon, et disparurent derrière les branches des arbres. L'adolescent remplit toutes les gourdes et réussit, au prix de beaucoup d'effort, à les rapporter toutes ensemble. Il retourna vers les chevaux et s'étonna de sentir une odeur âcre. Mélito sortit du bois ; le maître effaçait quelque chose au sol, près d'un petit foyer dont s'élevaient quelques flammes et beaucoup de fumée sombre.
- Vous avez fait du feu ? s'exclama Mélito. Il comprenait maintenant la présence des goules.
- ...Tu n'as pas envie de manger chaud, toi ? répondit Hagnor.
Comme pour illustrer ses propos, il sortit du bât du mulet une petite poêle en fonte et des tranches de jambon de nako, qu'il commença à faire griller doucement sur le feu. Bien sûr, l'odeur de viande et le grésillement des graisses mettait l'eau à la bouche, mais pour Mélito, attirer les goules pour un simple repas, c'était prendre beaucoup de risques pour pas grand-chose. Cependant aucune des créatures grisâtres ne survolait leur camp de fortune. Le maître devait avoir utilisé sa fameuse poudre pour les repousser.
A la fin du repas, Hagnor déclara :
- Nous partons vers le Sud-Ouest.
- Pourquoi ? demanda le garçon.
- C'est la direction la plus logique. Peut-être qu'ils se sont dispersés moins que ce que j'avais cru comprendre... Peut-être que quatre sur les cinq sont restés dans le Domaine des Parales malgré l'invasion... De toute façon, ce que la Mage cherche doit nécessairement se trouver quelque part sur l'ancien territoire hemgo...
- Mais de quoi parlez-vous ? l'arrêta Mélito.
Hagnor se tut.
- Maître, de quoi parlez-vous ? Je ne sais rien, moi, et j'aimerais savoir ! Pourquoi cette femme en rouge a-t-elle emmené mon maître ? Qu'est-ce qu'ils vont faire, et pourquoi nous, on les suit ?
- Ca te regarde peut-être ? rétorqua Xam. J'croyais qu'on t'avait engagé comme valet, pas vrai, Hag' ?
- Valet ou pas, répondit Hagnor, il a le droit de savoir.
6-3

# Posté le mardi 24 juin 2008 13:25

Modifié le mardi 18 août 2009 12:34

6-4

6-4
- Hagnor, tu vas quand même pas... protesta aussitôt Xam, mais Hagnor l'interrompit d'un geste de la main, et la rassura d'un regard.
- C'est vrai, Mélito, reprit-il. Je t'ai entraîné dans ce voyage. Tu as donc le droit d'en connaître les motifs.
- Vraiment ? s'écria le garçon, qui n'en revenait pas de la facilité avec laquelle Hagnor s'apprêtait à tout lui révéler. Je vais tout savoir ?
- Tout ce que tu as besoin de savoir, je te le dirai, répondit le maître.
Hagnor lui fit signe de s'asseoir sur l'herbe, tandis que lui-même, installé en tailleur sur le sol, son long bâton sculpté posé en travers de ses jambes, commençait à parler.
- Tu te rappelles l'histoire que je t'ai racontée l'autre soir ? L'histoire du Jardin aux Fleurs Pourpres.
Mélito hocha la tête : bien sûr, il s'en souvenait, vu le rêve qu'elle lui avait fait faire.
- Eh bien, ce jardin n'est pas qu'une légende. Il a été créé il y a environ deux cents ans par le roi hemgo Aghârel. Mais seules quelques personnes, moins de cinq au monde, en connaissent l'emplacement. De plus, l'entrée de ce jardin est close par une porte spéciale, fermée par une serrure plus spéciale encore, dont la clé a la forme d'une étoile à cinq branches. Chaque branche de l'étoile est détenue par une personne différente, et peu de gens savent qui sont les cinq détenteurs et où ils se trouvent .
- Quel rapport avec mon maître, et la femme en rouge ? demanda l'adolescent.
- Attends un peu. Il y a environ treize ans, au beau milieu de la Grande Sylve, les Forestiers découvrirent... quelque chose... un objet très particulier. Un objet d'une importance extrême. Un objet tel que, s'il tombait entre de mauvaises mains, tous nos plans seraient réduits à néant. Par "nous", j'entends les peuples libres du nord, ou ce qu'il en reste. Les peuples qui luttent tous les jours contre les Envahisseurs. Les hommes libres de l'Ancien Royaume, dont je fais partie.
- Qu'est-ce que c'est que cet objet ? Il ne faut pas que les Mages, les Envahisseurs, l'aient, c'est ça ? C'est une arme ?
- Oui, dit Hagnor. C'est une arme. Si les Mages l'obtiennent, nos seules défenses contre eux seront détruites. A Sebalith, ou Cheeberyo, comme tu veux, les Mages ont vite appris la nouvelle... Ils ont alors envoyé aussitôt une armée vers la Sylve. Mais les Forestiers sont de bons guerriers et la forêt a freiné l'avancée des soldats ennemis. Les habitants de la forêt ont pu soustraire l'objet aux Envahisseurs, le faire sortir en secret de la Sylve et l'envoyer à leurs alliés de toujours, les Hemgos. Ceux-ci ont caché l'objet en lieu sûr... Dans le Jardin aux Fleurs Pourpres.
"Puis la situation au nord s'est détériorée. Les Parales, poussés vers l'ouest, ont franchi les Monts d'Arva, et ont envahi le Royaume Hemgo. Les cinq détenteurs de la clé se sont dispersés, peut-être dans les anciennes frontières du royaume, peut-être en-dehors... En réalité, on a complètement perdu leur trace. L'objet était protégé à jamais, du moins c'était ce qu'on croyait.
"Mais il y a quelques années, les Mages ont recommencé à s'agiter. Ils devaient avoir retrouvé la trace de l'un de ces cinq détenteurs. Je pense même qu'il s'agit de ton ancien maître, l'orfèvre Nareliedh, qui, si j'ai bien compris la lettre qu'il a laissée, s'était installé dans la ville des Mages. Cet homme possède une des cinq branches de la clé, et il sait où sont les quatre autres détenteurs ; peut-être connaît-il aussi l'emplacement du Jardin. Il a sûrement échappé aux Envahisseurs, fui Cheeberyo et s'est établi à Mid, ta ville. Mais les Mages ont envoyé la plus perfide d'entre eux : la Mage Yaël-Qin. Celle que tu appelles la femme en rouge.
"La mission de cette femme est de rassembler les cinq branches, entrer dans le Jardin aux Fleurs Pourpres, y prendre l'arme qui y est cachée et la ramener à Cheeberyo. Si elle y arrive... à mon avis, c'est la fin de tous les résistants du nord. Les Mages domineront tout l'Ancien Royaume, puis tout le Continent Boréal... puis le monde entier. Rien ne pourra les arrêter, tu comprends ?
- Et vous dans tout ça, maître Hagnor ? questionna Mélito.
- Ma mission est de l'arrêter. De hauts dignitaires hemgos, réfugiés à la Nouvelle-Mykel, avaient eu vent de cette histoire, et ont prévenu le Conseil Royal des Résistants, qui m'a envoyé. Je dois arrêter Yaël-Qin, à tout prix. Voilà le but de notre voyage.
Mélito eut l'impression que tout s'éclaircissait enfin. Ses deux maîtres - l'ancien, Nareliedh, et le nouveau, Hagnor - étaient au coeur d'une lutte. Nareliedh en était une victime, et Hagnor un soldat, mais un soldat du bon camp, un résistant qui se battait pour la liberté et la survie des peuples. Et dans cette bataille, Mélito lui aussi avait son rôle à jouer.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 04:08

Modifié le mardi 18 août 2009 12:34